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La tentative de coup d’État royaliste de 1856
Le 3 septembre 1856, la jeune république neuchâteloise est victime d’un coup d’état royaliste. La population du canton, médusée, se réveille en apprenant que les insurgés se sont emparés de la ville du Locle et du château de Neuchâtel. Les troupes républicaines se mobilisent à leur tour et parviennent à reprendre les sites occupés par les conservateurs.
Les choses auraient pu en rester là mais le roi de Prusse, Frédéric-Guillamue IV, qui n’avait jamais digéré la perte de sa principauté, se saisit de l’occasion pour tenter de la récupérer. Il exige la libération des prisonniers acquis à sa cause. La Suisse refuse. S’ensuit une crise aux dimensions internationales qui atteindra son paroxysme fin décembre lorsque le cabinet berlinois lancera un ultimatum à la confédération. Si cette dernière campe sur ses positions, l’armée prussienne, qui a déjà mobilisé 120 000 hommes, s’emparera de Bâle et de Schaffhouse. La Suisse se mobilise à son tour et nomme le Général Dufour chef d’état-major.
L’ouvrage de Laurent Pheulpin propose une analyse approfondie des enjeux militaires, politiques et sociaux liés à cette crise majeure, grâce à des documents inédits et déclassifiés des Archives secrètes d’État du Patrimoine culturel prussien qui offre un éclairage nouveau sur cette affaire.