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Auteur(s): Robert Gladys

« Penser les mots pour panser les maux »

Les inégalités périnatales sous l’angle des barrières linguistiques

Vous êtes dans la salle d’accouchement. La vague arrive, la contraction vous transperce. Après plusieurs heures de travail, vous ressentez une douleur qui vous paraît anormale. Vous cherchez le regard de la sage-femme, tentez d’expliquer ce que vous ressentez. Mais elle ne parle pas votre langue.
Cette reconstitution met en lumière un enjeu structurel majeur : comment se déroule l’accompagnement périnatal lorsque les (futures) mères et les soignant·e·s font face à une barrière linguistique ?
À partir d’une enquête ethnographique menée en Suisse romande, fondée sur 61 entretiens approfondis et des observations de terrain, Gladys Robert met au jour une réalité largement méconnue : les inégalités périnatales produites par l’absence – ou l’insuffisance – de dispositifs d’interprétariat dans le monde des soins.
Au fil des récits de mères, des pratiques professionnelles et des politiques institutionnelles, l’autrice montre comment les obstacles linguistiques deviennent des mécanismes d’inégalités. Elle révèle les ressorts d’une injustice reproductive ordinaire, où les difficultés de communication sont trop souvent attribuées aux compétences linguistiques des patientes plutôt qu’aux limites de l’institution. Un éclairage scientifique essentiel, qui démontre l’importance des politiques d’interprétariat pour garantir le droit à l’information et à l’autonomie corporelle de toutes les femmes.

Titre
« Penser les mots pour panser les maux ». Les inégalités périnatales sous l’angle des barrières linguistiques
Editeur
Alphil PUS
Auteur
Robert Gladys
Type de livre
Essai
Collection
Transmission des savoirs
Numéro
744
Langue
français
Année de parution
2026
ISBN Papier
978-2-88930-846-0
Format
156x225
Nb de pages
360
744
360 p.
ISBN 978-2-88930-846-0
Robert Gladys

Gladys Robert est anthropologue et mère de deux enfants. Après une formation à l’Université de Lausanne, à Kent University (Canterbury-UK), puis à l’Institut de hautes études internationales et de développement (IHEID) à Genève, elle commence sa vie professionnelle dans le monde associatif. Souhaitant approfondir sa réflexion sur les mécanismes de production des inégalités, elle entreprend ensuite une thèse en anthropologie à l’Université de Lausanne, sous la direction d’Irene Maffi et d’Orest Weber.