Quantité

Auteur(s): Heiniger Alix

Exil antifasciste et politique fédérale du refuge

Le camp de Bassecourt (1944-1945)

En février 1944, une soixantaine d'hommes, venus de différents pays d'Europe dominés par des dictatures, sont rassemblés dans un camp spécial situé dans le Jura. Le camp de Bassecourt réunit des réfugiés politiques. Sa création est le résultat d'une politique initiée dans les années 1930, qui se prolonge jusqu'à la fin de la guerre. Il constitue un terrain fécond pour examiner, d'une part, le traitement réservé par la Confédération à ces réfugiés, considérés comme dangereux et indésirables en raison de leur engagement politique, et, d'autre part, les stratégies mises en œuvre par les internés pour défendre leurs intérêts et poursuivre leur lutte contre le fascisme. Les changements survenus dans l'équilibre des forces européennes au tournant des années 1944 et 1945 conduisent la Suisse à changer de politique, illustrant par là même le caractère improvisé de cette dernière ; ils offrent aussi aux réfugiés l'opportunité de participer à la reconstruction de leur pays et d'y jouer un rôle politique.

Titre
Exil antifasciste et politique fédérale du refuge. Le camp de Bassecourt (1944-1945)
Editeur
Alphil PUS
Auteur
Heiniger Alix
Collection
Cahiers d'études historiques
Numéro
87
Langue
français
Année de parution
2010
ISBN Papier
978-2-940235-75-9
Format
14.1x21x1.3
Nb de pages
168
Avec
Tableaux - graphiques - photos - cartes - dessin

Références spécifiques

EAN13
9782940235759
87
168 p.
ISBN 978-2-940235-75-9
Heiniger Alix

Après une thèse sur les antifascistes allemand·es et leurs parcours entre les années 1930 et 1970, Alix Heiniger a consacré ses recherches aux mesures (de contrainte) contre la pauvreté, la philanthropie et l’internement administratif. Elle s’est ensuite intéressée aux prisons et a dirigé en tant que professeure boursière du Fonds national suisse pour la recherche le projet « Espace carcéral et circulations. Une histoire transnationale et régionale des prisons suisses (1820-1980) ». Elle poursuit ses travaux sur l’enfermement et le contrôle social dans une perspective d’histoire sociale et économique. Elle siège au comité de rédaction de la revue Nouvelles questions féministes, au comité de lecture d’Histoire et mesure, au conseil de fondation du Collège du travail et à la section politique scientifique de la Société suisse d’histoire.